jeu d'acteurs :

scénario : 


maximum 4 
sortie en salles : mercredi 25 mai
c'est l'histoire d'une folie pas si ordinaire ... Un homme, plongé dans la depression , qui trouve un moyen de tenter de s'en sortir en se cachant derrière une marionnette en peluche qui devient sa voix et prend sa place dans son quotidien, lui laissant ainsi un semblant de repit.
Surprenant, déroutant, j'ai fini par me laisser prendre par l'histoire.
Une voix off nous présente le personnage et nous accompagne tout au long du film.
On découvre une famille en souffrance :
Mel Gibson est Walter Black et Jodie Foster sa femme.
La depression de Walter est décrite avec une précision quasi médicale, et le "trou noir qui capte tout" à laquelle elle est comparée est tout prêt à nous capter également.
Mais la vraie révelation de ce film à mon sens, ce sont les deux jeunes acteurs du film :
le fils de ce schisophrène , dont la souffrance est en fait encore plus profonde, et l'interpretation d'une justesse rare, et puis il y a cette jeune fille, cheerleader, première de sa promotion, qui nous demontre que la chevelure la plus blonde peut dissimuler les désespoirs les plus noirs.
Alors pourquoi se battre et tenter d'oublier son passé : il finit toujours par ressurgir .
Ce film nous rappelle cette évidence en suivant des personnages d'apparence si différents et qui pourtant luttent tous contre leurs démons ...
On sent une véritable sensibilité féminine derrière ce film , celle de Jodie Foster.
Un film émouvant , aux personnages attachants .
Mais il y a aussi ce que le film imprime dans votre mémoire et la reflexion qu'il ouvre potentiellement ;
je ne suis pas tout à fait sure que " The beaver " s'inscrira dans la lignée des films auxquels on pense, et repense , année après année .
Pourtant, il lève, à nouveau, cette question : pourquoi veut-on toujours que les choses soient "comme avant " ? Et comment vivre et aller de l'avant en apprenant à vivre avec son passé, si douloureux soit-il .
Et vous, rêvez vous aussi que les choses ne changent pas ?




