Après cette première immersion dans l'univers de la maison, c'est le moment de pénétrer dans l'antre du maitre , et dans l'histoire de la haute couture. Quelques marches, une porte à code qui s'entrouvre, et nous voilà dans le bureau du maitre. Soudain, le silence se fait, et nous avons toutes ce sentiment diffus de passer de l'autre côté du miroir.
C'est là aussi Yves Saint Laurent lui même qui a décidé des objets laissés sur ce bureau quand YSL Haute couture a cessé son activité en 2002.
Même les crayons sont les siens, laissés là pour la postérité. On y aperçoit aussi une canne de M. DIOR, du blé, symbole qui suivra Yves saint Laurent tout au long de son existence. Et puis des figurines de bouledogue français, son chien fétiche; Mujik 4 est d'ailleurs toujours vivant, et il vient encore régulièrement dans ce lieu où il a passé tant de temps avec son maitre qu'il ne quittait jamais.
Les célèbres smoking sont là, omniprésents. Chaque modèle a sa signature, son style, ses particularités.
Le tout premier, né en 1966, créé pour Catherine Deneuve qui lui sera fidèle toute sa vie.
Tous les smokings sont là, du premier en 62 à la robe smoking de 2001. Ils sont tous différents. On découvre ce travail sur le noir par les matières qui rend chacun d'entre eux unique.
En fait, Yves Saint Laurent était le Soulage de la haute couture.
Des croquis si simples et pourtant on perçoit déjà le mouvement, l'élégance du modèle.
Puis vient la bible, dans laquelle les croquis sont déclinés, accompagnés de bouts d'étoffes, suggestions pour la création finale.
Si vous rêvez de posséder l'intégralité des croquis, vous le pouvez, grâce à ces coffrets dans lesquelss vous retrouverez l'ensemble des collections. Je pourrais continuer pendant des heures à vous décrire les pièces emblématiques, de la saharienne à la robe Mondrian, ou encore à vous conter l'atmosphère qui se dégage de la vidéo tournée lors d'une séance de confection des robes, en présence du maitre et de tous ceux qui l'ont accompagné. Je ne peux que vous recommander de faire cette visite si vous avez ne serait-ce qu'un dixième de la passion que j'avais pour les créations de ce génie qui aimait les femmes. Et pourtant, il avait un regret, qu'il a exprimé clairement : ne pas avoir inventé le jean. Si je l'avais rencontré, je lui aurais dit que tout ce qu'il a offert aux femmes, le pouvoir, l'élégance, la féminité, grâce à ses tenues, vaut bien plus que cette étoffe, certes magique ! Une visite unique à ne manquer sous aucun prétexte. Fondation Bergé YSL 5 avenue Marceau 75008 PARIS














