Photomaton[/caption]
La cabine rappellera bien des souvenirs à ceux qui ont connu l'époque où il fallait attendre quelques longues minutes avant que les photos sortent, puis encore une bonne minute pour qu'elles puissent sécher avant de les prendre en main !
Les portraits de femme de Seydou Keïta sont indéniablement sont qui m'ont le plus touchée. La féminité, l'élégance des poses, les mains entrelacées, le port de tête fier, le regard fixe.
[gallery type="flexslider" size="large" ids="36151,36150,36149,36148,36147"]
Petit à petit, avec les bénéfices de ses séances de portrait, Seydou Keïta acquiert des accessoires qu'il met à disposition de ses modèles, comme cette radio, ou encore le scooter.
[gallery type="columns" size="large" ids="36167,36166,36165"]
La notoriété de Seydou Keïta a été rapide à Bamako, au Mali, et dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest. Il est considéré comme le père de la photographie africaine, si longtemps méconnue en Europe occidentale.
Tout au fond de la zone d'exposition se trouve la salle "vintage" . Ce sont des tirages d’époque, et la plupart sont des tirages contact, au format du négatif, que Keïta réalise lui-même. Le papier est cher et difficile à trouver.
On peut voir quelques images dans lesquelles les accessoires, bijoux notamment, ont été colorisés par l’encadreur. Personnellement, je préfère les tirages sans ce type d'artifice, mais ces quelques touches de couleur invitent notre cerveau à imaginer la photo en couleur dans son intégralité.
Des femmes, des familles, des fratries s'exposent là, sous nos eux, nous plongeant dans cette Afrique du siècle dernier.
Enfin, ne manquez pas le film reportage interview du photographe, projeté dans l'espace vinage, et qui permet aussi de ramener la couleur dans les images vues précédemment, le contraste étant tout à fait saisissant.
Seydou Keïta du 31 mars au 11 juillet 2016
Grand Palais 3, avenue du Général Eisenhower 75008 Paris


