Olga Picasso – la femme de sa vie ?

Olga Picasso – l’inspiration

Olga Picasso

Olga Picasso

« Il y a les filles dont on rêve
Et celles avec qui l’on dort
Il y a les filles qu’on regrette
Et celles qui laissent des remords
Il y a les filles que l’on aime
Et celles qu’on aurait pu aimer
Puis un jour il y a la femme
Qu’on attendait »

Pablo Picasso était un homme à femmes, et aux enfants multiples. Certains légitimes, d’autres nettement moins. Olga, qu’il rencontre en 1918, après s’être séparé de sa première femme en 1916, marque sa production artistique, et continuera à l’influencer même lorsqu’il commencera à la tromper, même quand ils seront séparés.

L’exposition se concentre sur la présence de cette femme/muse qu’il peine à éradiquer de ses tableaux même s’il l’a écartée de sa vie.

Une femme pour laquelle il aurait pu fredonner les paroles de cette chanson…. Sauf que ….

Olga Picasso – la mélancolie

Dès leur rencontre Olga devient le modèle de Picasso.  De superbes portraits, des croquis, elle est partout.

Ce qui saute aux yeux, c’est l’absence de sourire, le regard lointain, la mine pensive.  Pas un sourire donc, pas un signe de joie de vivre.  Serait-ce de la mélancolie, attribuée à la séparation d’avec sa famille restée en russie ? Peut-être.

Ou bien est-ce un parti pris de l’artiste ?

Le doute s’installe indéniablement quand on voit les films de famille plus loin dans l’exposition, et qu’on découvre là une Olga rayonnante, joyeuse, et toujours prompte à jouer avec son fils, et à sourire à l’objectif.

Mais revenons en au parcours de l’exposition.

Le couple connait rapidement une ascension sociale fulgurante, et leurs lieux de villégiature en témoignent. Appartement bourgeois, villa à Juan Les Pins, et même château dont ils feront l’acquisition.

Changement de style de vie, suivi d’un changement encore plus profond : la maternité.

Olga – la maternité

Pablo et Olga auront donc un fils : Paul. Nous le connaissons tous, tant son portrait en arlequin est une des pièces clé de l’oeuvre de l’artiste.

Arlequin

Arlequin

Ici,on découvre pourtant d’autres portraits de l’enfant, dont celui-ci, qui a été mon coup de coeur.

Mais on découvre surtout la mère et l’enfant dans une relation fusionnelle.

Et tout particulièrement ce croquis, sans doute celui dans lequel transparait l’émotion la plus pure.

Et puis il suffit de rien, quelques marches, pour pénétrer dans la deuxième partie de l’exposition, celle où Olga n’est plus que difformité, bestialité et rage.

Olga Picasso – trahie

Picasso prend donc une maitresse bien plus jeune que lui, et Olga se métamorphose dans son oeuvre.

Elle le cannibalise dans cet autoportrait par exemple, ou apparait, vorace, dans le célèbre baiser.

La femme s’effacera de sa vie, mais pas de l’oeuvre de l’artiste.

Olga Picasso – Musée Picasso 21 mars – 3 Septembre 2017

5 rue de Thorigny 75003 Paris

Téléphone: 33 1 85 56 00 36.
De 9h30 à 18h00 du lundi au dimanche.

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