Jour 20 – promener mon chien au temps du Covid

En ce jour 20, cela fait donc 20 jours que je promène mon chien, ma bébé labrador, chaque jour, comme il se doit. Toujours équipée de mon attestation. Toujours dans un rayon de quelques centaines de mètres de mon domicile. Et toujours pour une durée lui permettant de se soulager, ni plus, ni moins. Et à ma grande surprise, cela donne régulièrement lieu à des attaques, dont certaines très violentes.

Jour 20 - promener mon chien

Jour 20 – promener mon chien

Jour 20 – je continuerai à promener mon chien

Rentrons dans les détails. Quand je promène Ebène, c’est son nom, il m’arrive de faire une ou deux stories. J’ai la chance de vivre dans un très joli quartier où chaque rue a un charme à (re)découvrir. Voilà pourquoi je partage. Comme je le fais quand j’arpente la ville de long en large en temps « normal ». Sauf que dans le cas présent, je le fais à côté de chez moi. Avec dans une main mon téléphone, et dans l’autre, la laisse, et un sac plastique… Vous voyez ce que je veux dire. Ce sont ces partages, qui ne sont pas quotidiens, qui ont donné lieu aux première attaques !

La première :  » Même si vous ne rencontrez personne, et bin moi je vais sortir, mes enfants, mes parents... » « Un peu de respect pour ceux qui restent confinés » !

Là, j’explique gentiment que je sors mon chien , mais non, cela ne s’arrête pas ! Deux jours après, la même : » Il y a des gens qui meurent à cause de vous ! »

Alors là, j’avoue que j’ai été très partagée . Face à une telle accusation, si immonde, si déplacée, j’ai eu des envies de…( je préfère ne pas partager ici mes réactions primaires ) Mais j’ai opté pour une version soft qui se terminait par la suggestion de cesser de me suivre.

Le pire, c’est qu’il y a aussi eu des agressions verbales dans la rue ! Je suppose que la dame plantée là dans la rue en train d’envoyer un sms fait partie de ces personnes qui pensent que les chiens sont vecteurs du virus. Et là, quand elle a vu arriver mon chien à un mètre d’elle, et donc moi un mètre derrière, elle a commencé à m’insulter.

Mais pourquoi ? La peur doit elle nous rendre tous fous ? Cette situation totalement inédite ne devrait-elle pas faire jaillir en nous ce qu’il y a de meilleur, de plus humain, de plus bienveillant ? Et du coup, soudain, je commence à avoir peur de demain.

Et en attendant, je continuerai à promener mon chien.

 

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