Musée Jacquemart André – TURNER, peintures et aquarelles

Si l’on ne devait citer qu’un seul nom représentatif de l’âge d’or de l’aquarelle anglaise, ce serait (Joseph Mallord ) William Turner. L’exposition en cours au musée Jacquemart André nous permet de mieux comprendre son parcours, de ses débuts de dessinateur de paysage topographique et d’architecture, à ses dernières oeuvres baignées de lumière et de couleurs. Bienvenue dans l’univers de « TURNER, peintures et aquarelles »

TURNER peintures et aquarelles

TURNER peintures et aquarelles

Le Legs TURNER –  à la découverte d’oeuvres personnelles

L’exposition « Turner, peintures et aquarelles », a été rendue possible grâce au legs Turner. Reçu par la nation britannique en 1856, ce fonds comprends des centaines de peintures, esquisses, aquarelles, dessins et carnets de croquis. On  y découvre la pratique privée de l’artiste, plus intime, plus expérimentale. Et l’on comprend les multiples champs explorés par l’artiste, bien loin des oeuvres dédiées au grand public.

Cette collection est aujourd’hui conservée au Tate Britain. C’est là qu’ont été sélectionnées les peintures à l’huile et les aquarelles exposées à l’occasion de l’exposition.

Cathédrale de Durham - graphite, aquarelle et gouache sur papier 1798

Cathédrale de Durham – graphite, aquarelle et gouache sur papier 1798

L’occasion unique de suivre la progression artistique du peintre, son parcours depuis ses premières études d’architecture et de paysage jusqu’à sa maitrise absolue de la lumière et de la couleur.

William TURNER – voyage, voyage

Le voyage a toujours été une source d’inspiration. Mais TURNER avait ceci de particulier qu’il était précurseur en son temps.

Alors qu’à son époque les conditions matérielles comme politiques étaient loin d’être favorables au voyage, TURNER n’en demeure pas moins un des artistes qui a le plus voyagé, tous siècles confondus !

Bien sur il a abondamment parcouru l’Angleterre, l’Ecosse et le Pays de Galles.

vue de Richmond Hill et un pont 1808

vue de Richmond Hill et un pont 1808

Mais loin de s’en tenir à cette proximité, il a également effectué plus de 20 voyages en Europe.

C’est en 1791 qu’il inaugure un concept qu’il maintiendra jusqu’à la fin de sa vie : le summer touring. Il a à peine 16 ans et commence ainsi sa moisson de paysages estivaux qui alimenteront, année après année, son travail d’atelier hivernal.

Il commence par de petites escapades, Oxford, Bristol. Puis c’est une accalmie des guerres européennes qui lui permet de voyager sur le continent. La France, l’Espagne et surtout la Suisse le fascinent .

Lac Léman - graphite et aquarelle sur papier

Lac Léman – graphite et aquarelle sur papier

Mais c’est en 1819 qu’il a « la révélation italienne« . Et c’est là qu’il va apprivoiser la lumière et jouer des couleurs pures.

1835 Venise La Piazzetta

1835 Venise La Piazzetta

Quand on pense que Cézanne, pourtant fasciné par les maitres italiens, n’est jamais allé en Italie de toute sa vie.

Je finirai la visite sur les oeuvres qui m’ont le plus séduites. En commençant par une Venise délicate, avec cette aquarelle de San Giorgio Maggiore.

Venise : San Giorgio Maggiore 1819

Venise : San Giorgio Maggiore 1819

Puis Venise encore, éblouissante de lumière et de couleur.

Venise - vue sur la lagune au coucher du soleil 1840

Venise – vue sur la lagune au coucher du soleil 1840

Et surtout, pensez bien à réserver sur le site.

Musée Jacquemart-André 158 Boulevard Haussmann, 75008 Paris

 

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