Jean-Michel Basquiat et Egon Schiele – confrontation saisissante

Jean-Michel Basquiat et Egon Schiele sont réunis à la Fondation Louis Vuitton pour une rencontre unique en son genre entre deux artistes aux destins parallèles et au style inimitable. Une des expositions de la rentrée à ne pas manquer.

Egon Schiele et Jean-Michel Basquiat – dialogue

Le trait d’union entre ces deux artistes est avant tout leur ligne, leur coup de crayon. L’un comme l’autre a ce style qui le rend reconnaissable entre mille. Tous les deux, artistes compulsifs infatigables, ils explorent, recherchent sans cesse en démultipliant leur création. L’un quitte rapidement l’Académie où il s’est formé, l’autre prend les murs de sa ville comme terrain d’expression, et tous deux parviennent à imposer leur signature esthétique au fil des années de leur très courte vite pourtant si riche et si intense. En effet, ces deux grands artistes ont été cueillis par une mort brutale avant d’avoir atteint leur 30ème année. Une nouvelle démonstration que la qualité et le talent n’attendent pas le nombre des années.

Egon Schiele – auto portrait saisissant

L’exposition de la Fondation Louis Vuitton commence par un parcours chronologique au sein de l’univers d’Egon Schiele. On commence par ses débuts précoces, à l’âge de 16 ans, âge auquel il rentre à l’Académie. Egon Schiele émerge dans un siècle au bouillonnement artistique intense. Il commence par s’inspirer de Gustave Klimt qui devient son maitre mais rapidement leurs voies se séparent et Schiele rompt avec la tradition pour inventer sa propre écriture. La figure humaine est toujours au centre de ses oeuvres, ses portraits, souvent excessifs, font l’objet de critiques qui les assimile parfois à des graffitis. Et c’est sans aucun doute dans ses auto portraits qu’on perçoit la violence et les combats intérieurs qui l’animent.

Jean-Michel Basquiat – prodige New Yorkais

C’est au début des années 1980 que Jean-Michel Basquiat installe sa réputation en envahissant les murs des rues de New York. Il commence par signer ses oeuvres SAMO – SAMe Old shit. Ses outils d’expression, peinture, dessin, collages, assemblage de mots et de messages, reflètent tous la même colère, la même vitalité. On y retrouve des symboles récurrents, tel ce short rouge de boxeur, sport souvent associé aux noirs à cette époque. Il utilise son oeuvre pour confronter le racisme, mais aussi la violence ou la société de sur consommation. Ses visages sont vibrants, il les dessine, peint, colle.

Il explore l’univers de la transmission des récits et traditions, confronte son oeuvre à d’autres artistes de son époque dont Andy Warhol avec qui il réalisera de nombreuses toiles.

Je ne peux donc que vous recommander chaleureusement d’aller admirer ces deux artistes. Attention, programmez une visite tôt dans la journée et réservez vos billets pour pleinement profiter de l’exposition.

Fondation Louis Vuitton Du 3octobre au 14 janvier 2019
reservation en ligne
8, Avenue du Mahatma Gandhi Bois de Boulogne – 75116 – Paris
Tel : +33 1 40 69 96 00

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